Depuis le 1er juillet 2025, les employeurs doivent s'acquitter d'une participation obligatoire de 750 euros pour tout contrat d'apprentissage, pour les formations à partir de Bac+3 (niveaux 6 et 7).
En cas de nouveau contrat à la suite d'une rupture du contrat initial, une participation réduite à 200 € est prévue pour le nouvel employeur.
-> Cass, soc, 15 avril 2026, n°26-70.002
La Cour de Cassation consacre aux apprentis la possibilité de rompre
immédiatement leur contrat d'apprentissage en cas
de manquements graves de la part de l'employeur, rendant impossible la poursuite de ce contrat, sans que cette rupture
soit qualifiée de prise d'acte :
sécurité non assurée, harcèlement, discrimination, non-paiement du salaire, modification du contrat sans accord, etc.
Il appartient alors au juge, prenant en considération les manquements invoqués, d'apprécier la gravité de ceux-ci et de se prononcer sur l'imputabilité de la rupture, ainsi que sur l'octroi de dommages et intérêts.
Depuis le 1er juillet 2025, en cas de rupture de contrat au cours de la période probatoire, la participation obligatoire de l'employeur sera de 50 % du niveau de prise en charge pour la période considérée, dans la limite de 750 €.
Ce souhait de rompre le contrat d'un commun accord doit être explicite et nécessite un écrit et doit être notifié dans les mêmes conditions qu'en cas de rupture pendant les 45 premiers jours (notification au directeur du CFA et à l'OPCO) : Article R 6222-21
Bien sûr, le consentement de l'apprenti ne doit pas avoir été donné sous la contrainte ou sous la pression.
Cass. soc. 6-6-2012 n° 11-17.489 : des pressions de l'employeur à l'encontre d'un apprenti à la santé fragile pour lui faire accepter une résiliation amiable sont qualifiées de harcèlement moral.